Ressources humaines
Juin - Juillet 2025 | Revue n°196
La vision globalisante des territoires éducatifs partagés
La recherche internationale démontre que les établissements qui font mieux réussir les élèves ont des directions volontaristes ainsi que des enseignants qui échangent entre eux de manière permanente. Ces échanges visent non seulement un meilleur apprentissage des élèves, mais aussi l’apprentissage collectif ou encore l’amélioration des pratiques pédagogiques. Selon la même recherche internationale, ces pratiques collaboratives internes aux établissements ne suffisent pas. La dynamique de réseau opère aussi à l’échelle d’entités
qui coopèrent et qui développent des partenariats entre eux.
C’est pourquoi, depuis la création des zones d’éducation prioritaire (ZEP) en 1981, l’injonction à travailler en partenariat est faite à différents acteurs institutionnels, que ceux-ci appartiennent à une même institution (ex. : écoles et collèges) et désormais, à l’échelle d’institutions complémentaires (ex. : collectivités territoriales, ARS, CAF, MSA et Éducation nationale) œuvrant au service de la jeunesse. Ce volontarisme s’explique politiquement et scientifiquement. Il est en premier lieu tributaire des conjonctures politiques et des cadres idéologiques. Il est ensuite porté scientifiquement. La recherche sur les politiques de la jeunesse démontre en effet qu'elles sont irréductibles à des choses faites exclusivement à l’endroit des jeunes. Par ailleurs, ces politiques s’alimentent d’autres cibles ainsi que d’autres secteurs d’action publique tels que la sécurité, la santé, la famille, l’insertion ou encore l’éducation. C’est pourquoi l’objet de cet article portera sur la vocation globalisante des territoires éducatifs ruraux et des cités éducatives.
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